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Journal d’un lecteur

C’est l’histoire d’un type qui lit, qui lit. Il aime ça.

Vous trouverez ici la dernière chronique de Pierre Maury, critique littéraire partenaire de l’IFM.

Visitez son blog http://journallecteur.blogspot.com/ pour avoir accès à toutes ses chroniques.

 

Les traducteurs meurent aussi (Régis Boyer)

boyer-vikingsHuit jours après sa mort, Régis Boyer a droit à une “brève” dans les pages livres de Libération. Voilà ce qu’on appelle une sortie discrète, à 84 ans. Régis Boyer a pourtant beaucoup écrit, essentiellement sur la littérature scandinave, et il a surtout beaucoup traduit, en particulier de la littérature islandaise. Gageons que, sans lui, la génération des auteurs de polars venus de cette petite île où il doit y avoir le plus fort pourcentage mondial d’écrivains par rapport à la population serait bien moins connue des lecteurs francophones. Et même en dehors des auteurs de polars, d’ailleurs.
Il n’y a guère plus discret qu’un traducteur – ou une traductrice. Bien qu’ils soient les indispensables passeurs sans qui nous ne lirions qu’une étroite tranche de ce qui s’écrit dans le monde. On les oublie souvent – moi-même, cela m’arrive, je dois, le rouge au front, le reconnaître. Carine Chichereau me l’avait fait remarquer l’autre jour, et elle avait raison. Claro aura, c’est exceptionnel, son nom de traducteur sur la couverture de l’épais (et très attendu) Jérusalem, d’Alan Moore, à paraître fin août chez Inculte. Il n’empêche qu’on n’en parle jamais assez. Dommage que ce soit à l’occasion de son décès, mais voici malgré tout un petit hommage à Régis Boyer, à propos de qui je retrouve quand même deux textes que j’ai signés, un paragraphe dans un entretien avec Jean-Claude Polet qui avait dirigé le volumineux Patrimoine littéraire européen, et tout un article sur l’écrivain norbégien Knut Hamsun, où j’avais fait la part belle au traducteur. Il s’appelait Régis Boyer.
 
Grégoire Polet répondait, en situant Régis Boyer dans la filiation de Dumézil, à une question que je lui posais sur l’importance de personnalités fortes dans les grands mouvements de traduction, notamment pour les langues relativement peu pratiquées internationalement:
Régis Boyer est un élève de Dumézil et Dumézil est le grand absent de cette anthologie – il lui a donné sa bénédiction avant de mourir -, mais c’est aussi un des grands modèles, un des grands initiateurs. Dumézil a mis un de ses élèves dans chacun des continents de la littérature européenne, il a mis Boyer ici, il a mis Guyonvarc’h du côté de la littérature irlandaise et c’est grâce à des Boyer, des Guyonvarc’h, que l’on voit arriver en masse maintenant des documents qui sont scientifiquement corrects et qui sont traduits avec aisance, de telle manière que le public puisse vraiment y avoir accès.
 
Quant à Knut Hamsun, voici l’intégralité du papier publié dans Le Soir en 1990 à l’occasion de la publication en français de son dernier roman, Le cercle s’est refermé.
 
Knut Hamsun était un sauvage. Ce Norvégien, qui obtint le prix Nobel de littérature en 1920, fut un être asocial, haïssant ses contemporains, jusqu’au jour où il trouva, crut-il, la lumière dans le nazisme. Ses tristes errements avec cette idéologie ne colorent cependant pas son oeuvre romanesque. Celle-ci s’était achevée en effet en 1936 avec un livre au titre significatif, Le cercle s’est refermé, enfin publié en français cette année.
Il achevait d’y développer sa vision de l’homme, avec un personnage complètement détaché de la société, Abel Brodersen, lui aussi un sauvage qui, à bien des égards, ressemble à son créateur. Il a voyagé jusqu’aux États-Unis, il a connu la pire des misères, il n’a jamais concrétisé les espoirs que son père avait placés en lui. En outre, Brodersen n’est pas écrivain, et il n’a donc d’autre façon de s’en tirer qu’en niant sa misère par le mépris. Il se moque de l’argent qu’il a donné aux femmes qu’il aimait, et même si sa bourse est le plus souvent plate, même s’il doit parfois vivre de rapines, terré dans une misérable cabane, il reste extérieur à ce qui lui arrive.
Boyer-sagas
Pour nous faire connaître ce roman fort, au ton inhabituel, le traducteur, Régis Boyer, s’est attelé à une espèce d’apostolat dont Knut Hamsun n’a d’ailleurs pas été le seul à bénéficier. Car en plus des douze livres de celui-ci qu’a traduits Régis Boyer, il a aussi contribué pour une large part à notre connaissance de l’ensemble des littératures nordiques. On ne rend pas assez souvent hommage aux traducteurs. Il est vrai qu’ils ne sont pas tous de la qualité de celui-ci et qu’ils sont moins nombreux encore à brasser avec tant d’énergie des domaines linguistiques encore mal balisés pour les lecteurs de langue française. Régis Boyer a traduit aussi bien le Norvégien Tarjei Vesaas que la Danoise Karen Blixen, l’Islandais contemporain Halldor Laxness que les grands classiques des Sagas islandaises, un volume de la Bibliothèque de la Pléiade. Il a publié d’innombrables ouvrages consacrés à ces littératures qu’il aime, parmi lesquels Les Sagas islandaises (Payot), paru il y a douze ans et devenu un véritable classique, et, tout récemment, La Poésie scaldique, première étude en français sur l’art poétique des Vikings. Non content d’abattre à lui seul un travail considérable, il a aussi amené quelques-uns de ses élèves à la traduction de ce groupe de langues nordiques qu’il habite comme si elles étaient siennes. Il est donc, en grande partie, à l’origine de ce mouvement relativement récent grâce auquel de nombreux écrivains à la voix originale sont maintenant présents en grand nombre dans l’édition française. Un prix Femina pour Torgny Lindgren, un prix Point de mire pour Birgitta Trotzig peuvent être considérés comme les signes avant-coureurs d’une véritable vague qui, si elle vient du froid, élève cependant la température de la littérature dans son ensemble.
Ces écrivains, Régis Boyer les aime dans leur pureté, dans leur isolement, pas trop contaminés par les courants formalistes qui ont largement influencé notamment le roman français. De ce point de vue, Knut Hamsun est parfait. Cet irréductible occupe une place unique dans la fiction européenne. Et nul mieux que son traducteur, lecteur privilégié, ne peut dire en quoi son apport est essentiel.
Il y a en lui une voix originale, et il a des choses à dire que les autres n’ont pas dites. Sa façon de s’exprimer ne coïncide avec celle d’absolument personne d’autre, où que ce soit en Occident. Il a peut-être aussi des arrière-pensées politiques, politiques au sens vraiment large du mot.
La politique, parlons-en puisque dans la vie de Knut Hamsun, elle est la part d’ombre qu’il est impossible d’ignorer, même s’il est légitime, pour qui aime cet écrivain, de rêver à ce qu’il eût été sans ce lamentable épisode, survenu alors que sa carrière littéraire était terminée, rappelons-le.
C’est une autre affaire, qui n’a plus rien à voir avec son univers de créateur romanesque. Encore que les idées qu’il va développer sous le nazisme soient déjà latentes dans des romans comme celui-ci ou dans d’autres qui ont précédé comme, par exemple, L’Éveil de la glèbe. Mais s’il avait continué à écrire, je crois qu’il se serait répété. Je ne veux pas dire méchamment qu’il n’avait plus rien à dire, mais il avait dit au mieux ce qu’il avait à dire. Il a décrit tout son cercle. On peut penser qu’il a essayé, dans son personnage d’Abel de rassembler plusieurs aspects de différents personnages de ses autres romans. Abel est un personnage synthétique, en prenant l’adjectif dans le bon sens.
Autrement dit, pour son traducteur, Knut Hamsun n’existe plus guère après 1936, malgré la publication, en 1949, de Sur les sentiers où l’herbe repousse, cette espèce de faux journal qu’il a écrit à 92 ans, comme le décrit Régis Boyer.
La boucle enfin bouclée pour le public fracophone, il est possible maintenant d’accomplir un parcours complet dans l’oeuvre de Knut Hamsun. Une oeuvre abondante, dans laquelle il faut bien choisir si l’on désire se faire rapidement une idée de l’ensemble.
Il faut commencer par lire La Faim, son premier roman. Si cela vous plaît, vous pouvez continuer avec Pan et Mystères, qui sont de la même veine. Dans une deuxième étape, vous lisez les romans de critique sociale, comme Enfants de leur temps, La Ville de Segelfoss ou Femmes à la fontaine. Ensuite, vous lisez – parce que ç’est absolument indispensable – celui qui lui a valu le prix Nobel, L’Éveil de la glèbe. Et pour conclure, pour parfaire la synthèse, vous lisez Le cercle s’est refermé.
Il est presque étonnant qu’une grande traversée comme celle que propose Régis Boyer dans l’oeuvre de Knut Hamsun puisse fasciner autant qu’elle le fait, parce que jamais l’écrivain ne s’est inquiété de son public.
Je vais lâcher un mot qui me gêne mais… c’était le type de l’être humain inspiré. Il avait quelque chose à dire, pensait-il, il l’a dit. Ça vous plaît, ça ne vous plaît pas, il s’en moquait complètement. Il avait à créer ses personnages, à constituer son univers, il avait à essayer de faire passer son message, pour jargonner «modernement». Mais, pour le reste, il se moquait absolument de ce que vous et moi pouvions penser. Ça ne l’intéressait pas du tout. C’était d’ailleurs sa force. Il y a très peu d’écrivains au 20e siècle qui aient cette stature-là, qui soient aussi peu conscients de leur public potentiel.
Outre la force des livres de Knut Hamsun, ce qui séduit chez lui, c’est qu’il soit parvenu au terme de son entreprise romanesque, chose extrêmement rare puisque la plupart des auteurs abandonnent généralement, interrompus par la mort, leur oeuvre en cours de route…
Avec Knut Hamsun, on commet sans arrêt des erreurs de chronologie. Il avait 77 ans quand il a écrit Le cercle s’est refermé. Il ignorait absolument qu’il en avait encore pour quinze ou seize ans à vivre!
Curieusement, cet homme qui aujourd’hui semble avoir tant de choses à nous dire n’émouvait pas particulièrement ses compatriotes de son vivant. C’était peut-être seulement de leur part une manière de lui renvoyer son mépris.
C’était un grand écrivain, il avait été consacré par le prix Nobel, il avait une audience internationale. Alors, le Norvégien moyen s’inclinait devant la reconnaissance internationale. Mais je crois pouvoir affirmer qu’il n’était pas suivi.
Peu lui importait, et peu nous importe. Ce qui reste quand Le Cercle s’est refermé, c’est l’absolue déréliction d’un homme, Abel Brodersen, peut-être Knut Hamsun lui-même dans une autre époque de sa vie, qui abandonne ses semblables à leurs chimères et qui part à la poursuite de son insaisissable destin.
Retiré dans sa ferme de Norholm dont il avait fait un établissement modèle, Knut Hamsun aurait pu lui aussi rester à l’abri des rumeurs du monde et résister aux sirènes du nazisme. Il n’en a pas jugé ainsi. On peut, bien entendu, le lui reprocher. Mais on n’a pas le droit de juger ses livres sous l’éclairage de ce dérapage final.
En 1926, André Gide écrivait de La Faim: «Ah! combien toute notre littérature paraît, auprès d’un tel livre, raisonnable. Quels gouffres nous environnent de toutes parts, dont nous commençons seulement à entrevoir les profondeurs!» Ces gouffres, Knut Hamsun et d’autres écrivains nordiques nous invitent à en mesurer la dimension. Nous aurions bien tort de décliner leur invitation.
 
P.-S. J’aurais pu, le mois dernier, vous parler de Bernard Hœpffner, un autre grand traducteur. Claro lui a rendu hommage dans son blog.

 

Un prix sur mesure pour Laetitia Colombani

colombaniLe Prix Relay des voyageurs-lecteurs pour La tresse, de Laetitia Colombani, c’est une sorte d’évidence. Ce premier roman a été accueilli avec enthousiasme, les ventes ont suivi, la canicule n’aura pas raison de la boule de neige, au contraire.

Trois femmes, trois continents, trois formes de malheur. Et le courage dont chacune témoigne dans l’adversité, qualité humaine qui doit expliquer, au moins en partie, le succès inattendu mais considérable du premier roman de Laetitia Colombani, La tresse. Soit, pour reprendre la définition fournie dans le livre, un « assemblage de trois mèches, de trois brins entrelacés. » Ce lien noué entre les personnages justifie leur trajectoire individuelle et l’articule avec les autres. La tresse s’écrit, s’allonge et se resserre au fil de chapitres où les personnages alternent.

Smita, à Badlapur, en Inde, est une Intouchable, une impure vouée aux travaux les plus ingrats. Chaque jour, elle remplit son panier des déjections d’une caste supérieure, et rien ne lui permet d’espérer un changement dans son existence. En revanche, elle a décidé que sa fille Lalita ne serait pas ramasseuse de merde et la prépare pour l’école… où, le premier jour, l’instituteur, l’estimant indigne d’apprendre, lui a confié un balai. Lalita a refusé, a été battue, l’école ne sera pas pour elle.

Giulia, à Palerme, en Sicile, doit prendre prématurément la succession de son père, victime d’un accident. Dans l’atelier qu’il dirigeait, les ouvrières fabriquent des perruques, activité traditionnelle rendue possible par la cascatura, coutume locale qui consiste à garder dans ce but les cheveux coupés. Mais la coutume est en voie de disparition, l’activité aussi et Giulia découvre que les comptes de la société sont dans le rouge.

Sarah, à Montréal, a fait de sa vie un modèle d’organisation, en même temps qu’un enfer. Pas une minute libre dans l’emploi du temps qui lui a donné accès à la réussite professionnelle comme avocate. Femme dans un monde d’hommes, gérant à la fois ses journées de mère célibataire et ses multiples rendez-vous. Tout va bien cependant, jusqu’au moment où elle apprend un cancer. La maladie semble moins grave par elle-même que par ses conséquences sociales : Sarah sent qu’elle conduit à une mise à l’écart…

Trois femmes, et autant d’impasses. Parce que femmes, précisément, bien qu’elles évoluent dans des sociétés aux fonctionnements très différents. Il semble que la malédiction première est celle d’un genre sans cesse rejeté dans les marges. Il faut donc une volonté plus grande pour échapper à un destin qui semble tout tracé.
Smita, Giulia et Sarah mettent en œuvre des mécanismes adaptés à leur situation. Ils n’ont rien de commun, sinon que les cheveux sont le chemin qui les réunit. Smita coupe les siens et ceux de sa fille, Giulia se décide à acheter des cheveux en Inde, Sarah va avoir besoin d’un postiche. Elles ne se rencontreront jamais, elles appartiennent cependant à la part de l’humanité qui puise en elle une capacité insoupçonnée de résistance. Et le prouve à chaque instant en choisissant le cours de la vie plutôt qu’en le subissant. C’est une belle leçon.

 


Le défi littéraire d’Alessandro Baricco

bariccoLe dernier roman d’Alessandro Baricco est un petit miracle : un livre qui semble vous glisser entre les doigts, dont on peine à rassembler les éléments disparates, et ceux-ci pourtant s’assemblent à la perfection dans le mécanisme même qui devrait les dissoudre. Symboliquement – et peut-être un peu plus que cela –, l’auteur qui, dans le roman, est en train de l’écrire perd l’ordinateur où se trouve son manuscrit. Ce qui ne l’inquiète pas vraiment : il en connaît des passages entiers de mémoire et sait qu’il pourra reconstituer les autres sans grandes difficultés.

La Famille – préparez-vous : les majuscules abondent – où arrive la Jeune Epouse qui donne son titre à l’ouvrage bénéficie ou souffre, c’est selon, d’une extrême fantaisie. Celle-ci, qui peut aller jusqu’à passer pour de la folie douce, sert à conjurer des peurs ancrées dans le passé et à masquer des secrets qu’il est inutile de révéler. Sauf, à des moments cruciaux, dans le cadre intime d’un bordel. Parmi les peurs, il y a la nuit, au cours de laquelle les membres de la Famille sont toujours morts et qu’il s’agit d’écarter autant que possible. La tradition de longs et copieux petits-déjeuners est un des moyens mis en œuvre pour conquérir le jour et ignorer la nuit. Mais le Père a décidé de rompre avec le charme maléfique et de mourir le jour. Vaste programme, dont on verra comment il est mené à bien avec la complicité de la Jeune Epouse.

 « Lorsqu’on met de l’ordre dans le monde, affirme le Père, on ne peut pas décider à quel rythme il vous laissera faire. » En effet, les événements, voilés souvent par une ombre mystérieuse, ne se laissent pas apprivoiser aisément. La Jeune Epouse qui, malgré son nom, n’est pas mariée, attend, pour convoler, le retour du Fils. Mais il ne donne guère de nouvelles, est considéré comme disparu. Ce qui n’interdit pas de continuer à l’attendre. La Jeune Epouse est aussi, entre bien d’autres choses, le roman d’une attente dont il faut combler la monotonie par des initiatives improvisées au fil des jours. En général, avec l’apparence du plus grand désordre : « dans cette maison perturbée et dans le secret de nos folles liturgies, harcelés comme nous l’étions par des maladies poétiques, nous étions des personnages orphelins de toute logique. »
Alessandro Baricco n’écrit jamais deux fois le même livre. Il ne cesse, au contraire, d’explorer les chemins aventureux de la création en se lançant des défis dont celui-ci n’est pas le moindre. Si le lecteur se sent égaré pendant une bonne partie du récit, qu’il s’en satisfasse : ce sentiment, puissamment porté par une écriture souveraine, est celui qu’il convient de connaître avant d’être accueilli parmi la Famille.

 

14-18, Albert Londres : Le roi retrouvé

LePetitJournal

Retrouvé et embarqué !

C’est fini. La trace du roi est retrouvée ; il avait, en effet, filé sur Tatoï, mais c’était pour s’embarquer à Oropos.

Le torpilleur français le prit, lui, la reine, le diadoque et toute la famille. Il les conduira à Corfou où ils seront transbordés sur un bateau anglais qui les dirigera sur le Danemark.

Pas une goutte de sang. La tragédie, annoncée par les amis du roi, ne fut qu’une comédie, ajoutons : émouvante.

 

Le Petit Journal, 15 juin 1917

Ohnet_integrale_200 Bibliothèque malgache publie une collection numérique, Bibliothèque 1914-1918, dans laquelle Albert Londres aura sa place, le moment venu.

Isabelle Rimbaud y a déjà la sienne, avec Dans les remous de la bataille, le récit des deux premiers mois de la guerre.

Et Georges Ohnet, avec son Journal d’un bourgeois de Paris pendant la guerre de 1914, dont le dix-septième et dernier volume est paru, en même temps que l’intégrale de cette volumineuse chronique – 2176 pages dans l’édition papier.

 

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